Tout a commencé avec Udo Reinemann qui fut un éminent défenseur du répertoire de la musique de chambre romantique allemande, et un défenseur de l'émotion juste, à travers le mot, qu'il a toujours voulu intelligible et sensible. C'est tout naturellement de son enseignement qu'a jailli l'idée, dans l'esprit de l'un de ses fils spirituels, Johnny Esteban, de reprendre le travail qu'il avait effectué avec les Solistes vocaux d' Utrecht dans les années 80.

 

A l'occasion de certaines éditions  de son festival des Heures Romantiques, Udo Reinemann avait déjà tenu à réunir des ensembles d'hommes pour interpréter une partie du répertoire qu'il avait à l'époque patiemment constitué pour les Solistes vocaux d'Utrecht, notamment les ensembles d'hommes de Schubert, de Dvorak ou de Schumann. C'est à ce moment qu'a germé l'idée de créer un ensemble travaillant sur le long terme. Mais il fallait connaître des musiciens capables de défendre ce répertoire très difficile et périlleux, capables de se réunir avec assez de régularité pour créer une véritable dynamique de groupe, car cela demande un travail considérable de précision, méticuleux et acharné. Et l'entrée de Johnny Esteban au choeur de Radio France a permis la rencontre de chanteurs qu'animerait un tel désir commun. Fondateurs du quatuor Amadis avec Nathalie Gaudeffroy et Jean-François Rouchon en 2006, il décide alors d'élaborer un autre projet alliant 8 à 10 voix d'hommes, l'idée première étant de présenter au public un ensemble d'excellents solistes, tous rompus au récital et aux performances de premier plan dans le domaine de l'opéra ou de l'oratorio, et capables de se mettre au service du collectif pour se fondre en seule entité, et de défendre ainsi un répertoire vocal masculin qui recèle de véritables richesses et de grandes merveilles, dans toutes les langues et tous les styles, allant de la musique allemande, française ou italienne, à la musique moins connue dans cette partie de l'Europe occidentale qu'offrent les répertoires suédois, russe, tchèque et autres.

 

Tous issus des grandes écoles de chant, ayant travaillés avec les plus grands chefs d'orchestre, en soliste ou en choeur (Radio France, Scala de Milan, Arts Florissants ) cet ensemble présente la particularité de posséder un panel de voix toutes aussi distinctes et originales les unes des autres, et qui une fois réunies offrent une couleur d'une qualité inégalable pour un ensemble de ce genre, car tous y privilégient avant tout l'écoute et le respect de la musique. Autre objectif, celui de s'ouvrir à une musique moins classique, dans une démarche de cross over, plus légère, s'inspirant de grands titres populaires mais revisités de manière classique et de lui proposer une diversité de répertoires. Tout est possible et envisageable : c'est l'esprit de notre ensemble.

 

Pascal Bourgeois, ténor


Pascal BOURGEOIS, d ’abord pianiste, s’est vite passionné pour le chant ; dès 1998 il se produit à l’Opéra de Rouen, puis à l’Opéra de Paris, à l’Opéra Comique et au Théâtre du Châtelet. Il fait également partie d’ensembles vocaux tels que celui des Solistes de Caen et celui des Jeunes Solistes dirigé par Rachid Safir avec lequel il participe à des festivals à Acanthes, à Stuttgart et à l’Abbaye de Royaumont. Après avoir remporté en 2002 un deuxième prix au concours de l’Union Professionnelle des Maîtres du Chant Français et avoir été demi-finaliste au tournoi des Voix d’Or et finaliste au concours international de Mâcon en 2003, il se consacre à une carrière soliste : ténor lyrique léger, il se produit notamment avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre Les Siècles dirigé par François-Xavier Roth ou le Klangforum de Vienne dirigé par Sylvain Cambreling,  et aborde un répertoire varié dans des oratorios de Charpentier,  Bach, Haydn, Mozart, Beethoven jusqu’à Rossini, Puccini, Berlioz, Dvorãk, Stravinsky, Honegger et Malher. Il interprètera les rôles de Ferrando, de Piquillo et des seconds rôles dans Carmen, La Belle Hélène, Tristan et Iseut à l’Opéra de Rouen ou encore le Fou de Landowsky au théâtre Mogador avec l’Orchestre de Paris. 




Johnny Esteban, ténor

Johnny Esteban commence ses études musicales dès l'âge de cinq ans par  l'apprentissage du violon. Mais c'est à dix-neuf ans qu'il va débuter les cours de chant, auprès de Marie-Paule Schaeffer. L'année suivante, il rentre au CNR de METZ, dans la classe de Peggy Bouveret, puis dans celle de Juan-Carlos Morales, deux ans plus tard, auprès duquel il suivra l'enseignement jusqu'en 2003. Durant ces sept années passées au CNR, il suit différents cursus de musique de chambre, de tango argentin, dont les masterclasses sont assurées par Juan-José Mosalini, de musique baroque auprès de Monique Zanetti, y étudie également auprès de Udo Reinemann, dans sa classe d'interprétation du Lied, de la Mélodie et de l'Opéra, dans laquelle il obtient en 2005 une licence de concert. Cette même année, il intègre la masterclass internationale de lied et de mélodie au conservatoire d’ AMSTERDAM toujours sous la direction d’Udo Reinemann, et suit à Paris les cours de Mireille Alcantara, Il se perfectionne depuis 2009 également auprès d' Antoine Palloc, et depuis 2012 auprès de Leontina Vaduva. Depuis novembre 2010, il est membre titulaire du choeur de RADIO FRANCE en tant que ténor 1. Il devient membre fondateur de l'Esteban TRIO en 2009 avec Anthony Millet (accordéon chromatique) et Lionel Allemand ( violoncelle), tous deux spécialistes du répertoire de tango argentin. Enfin, il chante au sein du quatuor vocal AMADIS depuis 2006 en collaboration avec Nathalie Gaudefroy, Nadine Wagner et Jean-François Rouchon dans un répertoire allant de Haydn à Brahms, en passant par Rossini, Massenet, Schumann, Barber, et des compositions contemporaines, en collaboration avec des pianistes tels que Markus Hadulla, Heildert Beeftink ou Jamal Moquadem.

Jeremy Palumbo, ténor

 Il a pris part comme soliste à de nombreux concerts et productions du Conservatorio "G. Frescobaldi" en collaboration avec le Teatro Comunale di Ferrara. Il participe pour plusieurs saisons à "Provincia in Musica" de Ferrara et "Piemonte in Musica" chantant des sélections d’opéra parmi lesquels: "La Bohéme" de G. Puccini et "La Traviata" de G. Verdi. Il participe également à  "Trouble in Tahiti" de Leonard Bernstein, "La Scuola del Solfeggio" de G. Bernini, "L'Amor Ferrato" de G. Tunioli, "Pollicino" de H. W. Henze, "Der Jasager" de Kurt Weill et le musical thriller “Sweeney Todd” de Stephen Sondheim. Au cours de l'été 2006, il remporte le 3ème prix de l'International Vocal Lirico "G.Neri" à Torrita di Siena. Il a interprété le rôle de Don Girolamo dans le "Agnese" de F. Paer avec D. Fasolis e l'Orchestre RSI. Il fut soliste du Messiah de G. F. Haendel avec R. Alessandrini et le Concerto Italiano. Il a remporté le 2nd prix de Concorso internazionale di canto Donizetti. Il a interprété également le rôle de Anfinomo et Giove dans “Il ritorno di Ulisse in Patria” de C. Monteverdi avec R. Alessandrini e Concerto Italiano au Festival baroque de Beaune. Parallèlement, il travaille comme choriste dans beaucoup de théâtres italiens et européens: Teatro Comunale di Ferrara, Teatro Sociale di Rovigo, Teatro Regio di Parma, Verdi Festival, Teatro dell’Opera di Roma, Arena di Verona, Ravenna Festival, Teatro Comunale di Bologna, Teatro Verdi di Trieste, Teatro Regio di Torino, Opera de Montecarlo, Radio Svizzera Italiana, Glyndebourne Opera Festival, Radio France, ... Il a travaillé avec de nombreux chefs d'orchestre renommés, dont C. Abbado, C. Dutoit, M. Plasson, P. Domingo, …


 

David Lefort, ténor

 

 Lauréat de plusieurs concours de chant, David Lefort est l’invité d’importantes scènes lyriques françaises (Opéra de Paris, Capitole de Toulouse, Opéra de Lyon, Salle Pleyel). Son vaste répertoire embrasse l’opéra baroque (Il Ritorno d’Ulisse in patria et Orfeo /Monteverdi, Tamerlano/Haendel), certains chefs-d’œuvre classiques et romantiques (Don Giovanni/Mozart, Don José dans La Tragédie de Carmen de Bizet,/Brook/Constant, Les Mamelles de Tiresias/ Poulenc), sans oublier l’opérette avec Offenbach (La Périchole, La Vie Parisienne, L’Ile de Tulipatan) et la Veuve Joyeuse/Lehar. Ou encore la comédie musicale (Tony dans West Side Story /Bernstein) et même l’opéra contemporain (la 2ème tante dans Yvonne, Princesse de Bourgogne de Philippe Boesmans, en création mondiale à l’Opéra de Paris). En 2013, il est invité à l’Opéra de Saint-Etienne pour une création scénique autour du Vilain Petit Canard /Prokofiev et L’Histoire de Babar /Poulenc. Il est aussi invité par l’Orchestre de Picardie pour une série de concerts du Directeur de Théâtre /Mozart. Il chante une série de Winterreise, aux cotés du pianiste Simon Zaoui, pour le Festival de Chaillol. Il participe à un programme de madrigaux de Monteverdi avec Emmanuelle Haïm et le Concert d’Astrée au nouveau Musée du Louvre-Lens, ainsi qu’un programme de chansons de l’ère napoléonienne avec Les Lunaisiens au Festival de Montpellier. Il est invité pour le concert d’ouverture du Festival de Radio France-Montpellier pour la Mass de Bernstein, dirigé par James Judd. Toujours en 2013, il est à la Salle Pleyel à Paris, aux cotés d’Anne Sofie von Otter pour Les Sept Péchés Capitaux de Kurt Weill avec l’Orchestre Philarmonique de Radio France. En 2014 et 2015, Hervé Niquet l’invite pour une série de concerts autour du « Te Deum » de Campra notamment à la chapelle Royale du Château de Versailles. En 2014, il effectue une tournée au Mexique avec Benjamin Lazar et « Les Cris de Paris » de Geoffroy Jourdain. 

Il participe à l’enregistrement de deux disques à paraître en 2015: « Les Ténors Classiques » pour Sony Classical (reprise de grands chœurs d’opéra arrangés pour trois ténors avec l’Orchestre de la Garde Républicaine), et « Le Grand Tomple », récit radiophonique d’Ivan Solano et Catherine Peillon, commande et création pour le Festival de Chaillol, composé sur le thème de l’émigration des bergers hauts-alpins vers la Californie au 19ème siècle.

 

Il a consacré un premier disque de mélodies à Francis Poulenc « Du coté d’Apollinaire » (label Saphir, lauréat de l’Académie du Disque Lyrique avec un Orphée d’Or). Un second album consacré à des mélodies rares de Gounod et Tosti « Biondina, Souvenir d’Italie » est paru en 2011 pour le label Hortus, avec au piano Simon Zaoui.

 

 

Patrice Verdelet, baryton

 

Après des études de piano, Patrice Verdelet étudie le chant dans les classes de J.P.Laffage et Guy Chauvet. Il obtient son prix en 1989 et débute sur scène la même année en chantant Mozart (Cosi fan tutte, Les noces de Figaro, Idoménée à l’Opéra comique, La finta giardiniera), Rossini (Le barbier de Séville, La cambiale di matrimonio, au festival d’Auvers sur Oise), Donizetti (L’élixir d’amour, Don Pasquale). Tout en perfectionnant sa technique auprès de Miguel Arocena et Régine Crespin, il commence une carrière de récital, conseillé par Ruben Lifschitz dont il suit l’enseignement, avec le pianiste Emmanuel Olivier. Ensemble, ils sont lauréats de nombreux concours internationaux et sont engagés notamment à la fondation Royaumont pour interpréter la belle maguelone de Brahms, puis par la télévision française pour les chansons madécasses de Ravel. En 1999 et 2000, il participe aux saisons de la Bibliothèque Nationale avec les pianistes Claude Lavoix et Alexandre Tharaud, lors des intégrales des mélodies de F.Poulenc et G.Fauré. En 2002 et 2003, il est engagé par le Ballet du Nord, puis par le Ballet du Rhin pour deux récitals de Lieder chorégraphiés par Maryse Delente et Bertrand d’At, en compagnie des pianistes Alexandre Tharaud et Laurent Cabasso. Les saisons suivantes, il chante avec l'Arcal en tournée européenne la création française de l'Opéra de Vaughan Williams "Riders to the sea" sous la direction de Jean-Luc Tingaud, puis Guglielmo du "Cosi fan tutte" de Mozart au festival "Saoû chante Mozart" sous la direction de Philippe Bernold. En 2009 il participe à l’émission télévisée “Presto” en interprétant Don Giovanni, sous la direction de François-Xavier Roth. Il se produit régulièrement en Oratorio (Requiem de Fauré, de Brahms, Petite Messe Solennelle de Rossini, Te Deum de Charpentier),  en récital, avec Noël Lee, Jeff Cohen ou Susan Manoff, et participe aux saisons musicales de Radio France depuis 1995.

 

Patrick Radelet, baryton

 

Patrick RADELET fait ses études musicales au CNR de Reims où il obtient une médaille d’or en formation musicale, le certificat de Fin d’Etudes en piano, une médaille d’or en harmonie, une médaille d’or à l’unanimité en fugue. Il étudie ensuite le chant avec Bruce Brewer, puis au CNR de Paris où il obtient la médaille d’or. Il remporte le Prix Maurice Ravel au Concours International de Mélodie Française du Triptyque de Paris. Parmi les principales œuvres qu’il interprète en oratorio, on trouve la “Passion selon St Jean” de J.S. Bach (tous les rôles de basse), le “Dettingen Te Deum” de Haendel, “La Création” de Haydn (rôles de Raphael et Adam), le “Requiem” de Mozart (dont l’enregistrement d’un CD réalisé à Chartres avec l’Orchestre de la Garde Républicaine), le "Requiem allemand" de Brahms, le “Requiem” de Fauré, “L’enfant et les sortilèges” de Ravel,… Baryton titulaire à Radio France depuis 1991, il y chante en soliste dans “Fidelio” de Beethoven sous la direction de Kurt Masur, “Cardillac” de Hindemith et  “Vol de nuit” de Dallapiccola sous la direction de Marek Janowski, “Le prisonnier” de Dallapiccola sous la direction de Charles Dutoit, la “Petite Messe Solennelle” de Rossini sous la direction de Romano Gandolfi, “Noces” de Stravinsky au Festival “Présences” de Radio France à Montpellier sous la direction de Thomas Adès, le solo de baryton de la 9ème symphonie de Beethoven. Il réalise également plusieurs solos pour Vladislav Tchernouchenko, Eric Ericson et Marcus Creed. En récital, accompagné par la pianiste Julie Brohet, il privilégie les répertoires rares (mélodies russes, opéra romantique allemand), sans négliger les programmes plus « classiques », tel que le “Winterreise” de Schubert qu’il a interprété à plusieurs reprises.


Mark Pancek, baryton 

 

De nationalité britannique, Mark Pancek fait ses études à la "Royal Academy of Music" de Londres de 1983 à 1989, où il étudie le chant avec Mark Wildman et l'interprétation avec Iain Ledingham. Il y obtiendra les plus hautes récompenses, ainsi que de nombreux prix (opéra, oratorio, mélodie). il participera aux masterclasses de Robert Tear, Janet Baker, et Paul Esswood. De 1989 à 1990, Mark Pancek poursuit ses études au "National Opera Studio" de Londres où il se forme auprès de nombreux artistes dont John Copley, Andrew Sinclaire, Frederico Davia, Katia Ricciarelli, Thomas Allen, et Sherill Milnes. En 1992, il est finaliste du Concours International Kathleen Ferrier à Londres. Mark Pancek a travaillé avec de nombreuses compagnies d'opéra en Angleterre comme à l'étranger : au Scottish Opera, au Glyndebourne Touring Opera, au Welsh National Opera ,ou encore à l' English National Opera, à l' European Chamber Opera, à Royaumont, à l' Opéra de Lyon, de Rennes, dans les rôles de Scarpia,  Marcello, Melitone , Figaro, … Mark Pancek mène parallèlement une carrière de concert, et chante dans de nombreux récitals à Aix-en-Provence (1997), et St.John Smith's Square (Londres 2004). Il est soliste dans Carmina Burana de C.Orff en 2005, le Magnificat de J.S Bach en 2007, le Miserere des Jésuites de Charpentier en 2008, Dies Irae et De Profundis de Lully en 2008 avec le choeur et les deux orchestres de Radio France. En 2009 il chante plusieurs grandes œuvres, notamment la Paukenmesse de Haydn, La Périchole d’Offenbach, la Messa di Gloria de Puccini, et le Requiem de Mozart. En 2010, Il chante des airs et duos d’opéras avec l’Orchestra Divertimento, dirigé par Zahir Zouiani,  Carmina Burana, au Capitole de Toulouse, et Un Chant Pour la Planète (nouvelle création de Antonio Santini). En  2012 il reprend le rôle de Figaro dans le cadre du festival de Montcléra sous la direction de Matthieu Lamboley. 


 

Laurent Grauer, basse

 

Muni d'une maîtrise de Biochimie, laurent Grauer exerce le métier de comédien pendant 10 ans, avec notamment le Cartoun Sardines Théâtre. Puis il met son expérience de la scène au service de l'art lyrique. Au sortir de sa formation au CNIPAL, il obtient un 1er prix d'art lyrique et un 1er prix de musique française au concours Henri Sauguet de Martigues(1996). En collaboration avec de nombreux créateurs ( Didier Capeille, Pablo Cueco, André Fornier, Carlo Boso...) laurent Grauer développe son art au travers d'expériences musicales variées : opéras, concerts, spectacles lyriques,

 

musiques de chambre, polyphonies, spectacles de rue...En 2003, il intègre le choeur de Radio-France sous la direction de MM Kurt Masur et Myung-Whun Chung.